Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

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La prisonnière politique Golrokh Ebrahimi Iraee en Iran, qui a mis fin à sa grève de la faim de 81 jours le 24 avril 2018, a été renvoyée à la prison d'Evine, comme elle l'avait réclamé. Voici des extraits de la première lettre qu'elle a envoyée après son retour à Evine.

Elle commence par saluer la mémoire de Farzad Kamangar, enseignant kurde exécuté le 9 mai 2010, avec quatre autres prisonniers politiques kurdes. Le reste de sa lettre est rempli de gratitude envers celles et ceux qui l'ont soutenue pendant sa grève de la faim et de promesses de poursuivre sa lutte pour un Iran libre.

Voici des extraits de sa lettre ouverte :

C'est une période tumultueuse. Chaque gorge qui crie est percée de balles.

On doit gémir à l'intérieur. Nous devons crier à l'intérieur de nous-mêmes.

Nos mains cherchent, mais plus elles le font, moins elles trouvent l'avenir pour lequel, depuis plus d'un siècle, nous nous sacrifions, mettant nos vies en jeu et nos cous dans le nœud coulant.

Parce que celles et ceux qui s'engagent sur ce chemin ne sont pas nombreux, et que les autres préfèrent se taire pour ne pas perdre la tête.

C’est pourquoi, se trouver dans cette sinistre prison est le plus grand honneur. Nous ferions mieux de monter sur nos chevaux sellés et partir vers notre destinée.

Je suis reconnaissante à chacun d'entre vous, même si ma gratitude ne peut être exprimée par des mots. Votre soutien m’a donné de l'énergie et de la puissance dans tous les jours difficiles que j'ai traversés.

J'espère être digne de prendre vos mains et de marcher avec vous sur ce chemin tortueux qui mène à un avenir libre, à la liberté des prisonniers politiques comme Zeinab (Jalalian) et de Ramine (Hossein Panahi), et à une société où il n'y aura plus de pauvreté, plus de censure.

En dehors de mes camarades et de mes proches qui m'ont soutenue, je suis également reconnaissante à toutes les prisonnières de la prison de Qerchak à Varamine, qui se sont tenues à nos côtés, Athena et moi, et qui ont partagé leurs expériences avec nous.

Ces chères amies étaient elles-mêmes victimes de pauvreté et de discrimination, victimes de la répugnante différence de classe sociale, victimes du manque de conscience et victimes de lois draconiennes, irrationnelles et archaïques.

Chacun d'entre elles pourrait écrire un chapitre entier du livre des maux de cette société explosive.

Ayant ressenti leurs douleurs, je suis de plus en plus déterminée à apporter ce changement majeur qui n'était qu'un murmure hier, mais qui aujourd'hui est un tumulte qui secoue tout le pays.

Golrokh Ebrahimi Irayi

20 mai 2018

Quartier des femmes de la prison d'Evine

La discrimination sexuelle est institutionnalisée dans les lois du pouvoir en place et le recrutement des femmes est contrecarrée par la législation.

Cinq mois après séisme dévastateur qui a frappé la province de Kermanshah le 12 novembre 2017, les habitants des zones touchées vivent toujours dans des conditions déplorables. Un nombre incalculable des femmes et des enfants innocents sont privés de leurs besoins les plus élémentaires. 

La prisonnière politique Maryam Akbari-Monfared a récemment envoyé une lettre ouverte du Quartier des femmes de la prison d'Evin de Téhéran, dans laquelle elle répond au juge Abolqassem Salavati, Chef du 15e Chambre du Tribunal de la Révolution islamique, qui l’avait condamné à 15 ans de réclusion.

Un membre du clergé de haut rang a récemment proclamé que le voile ne devrait pas être considéré comme "obligatoire" mais comme une "obligation légale" que toutes les femmes doivent respecter comme toute autre loi. Cette déclaration visait à réprimer la vague croissante de protestations contre le port du voile obligatoire par les femmes iraniennes.

C'est ce combat pour la lumière que les démocrates du monde entier doivent soutenir.

 Par Rama Yade, Ancienne ministre, candidate à la présidence de la république en 2017

A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Maryam Radjavi, présidente de la Résistance iranienne, a rendu hommage aux Iraniennes qui ont été au cœur du soulèvement populaire qui a récemment secoué le régime des mollahs en Iran.

CNRI Femmes - Des dizaines de femmes éminentes, personnalités politiques, parlementaires, juristes et défenseures des droits des femmes de 23 pays des cinq continents, ainsi que des Iraniennes en exil et partisanes de la Résistance iranienne ont participé à une conférence à Paris le 17 février 2018 pour célébrer la Journée internationale des Femmes. Elles ont déclaré leur solidarité avec les Iraniennes et le soulèvement populaire en Iran.

En Iran, ce sont les femmes qui sont la force motrice du changement. On l’a vu tout au long des contestations de l’année dernière, et surtout pendant les révoltes de décembre et janvier.

Le long chemin des femmes en Iran

L’anniversaire de la révolution antimonarchiste de 1979, est un rappel du rôle des femmes iraniennes dans le long combat qui a contribué à ce grand tournant de l’Histoire de l’Iran.