Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

CNRI Femmes - Une délégation de la commission des des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne a participé à une conférence internationale qui s'est tenue du 14 au 17 novembre 2016 à Buenos Aires en Argentine.

Elle avait pour but d’informer les participantes du sort des femmes en Iran et de la campagne en faveur de la justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran. Intitulée « Le corps des femmes et les droits fondamentaux : nouveaux défis », la conférence était parrainée par la Fédération internationale des femmes de carrière juridique, dans la ligne des objectifs de l'UNIFEM de faire émerger une Planète 50-50 d'ici 2030.Des juristes éminentes d'Amérique du Nord, d'Amérique latine, d'Afrique et d'Europe ont débattu des raisons de l’inégalité dans divers pays dans le droit et la pratique et dans le domaine des droits fondamentaux des femmes. Les intervenantes ont proposé diverses solutions juridiques.La conférence de quatre jours a été ouverte par la Maria Elena Elverdin, présidente de la Fédération internationale des femmes de carrières juridiques (FIFCJ) et présidente de l'Association des femmes juristes de l'Argentine.

 Elle a souligné que «le travail de la FIFCJ est axé sur les droits des femmes et des filles depuis 1928. Depuis quelque temps, nos discussions portent essentiellement sur les positions des États concernant le corps des femmes, L'origine de ce sujet vient de la conception que le corps est une construction d'apparence sociale et culturelle, le comportement et la représentation qui répond aux conditions changeantes du temps.« L'année dernière à Barcelone, nous avons tenu notre première conférence sur ce sujet et en conclusion, nous avons décidé que la persistance des violations de nos droits est le résultat d'une idéologie patriarcale encodée dans le corps des femmes et des filles. Les inégalités et la discrimination sur la base du genre soulèvent la question de savoir comment contrer cette question complexe et quels en sont les défis, comment faire face à l'avenir et comment attirer l'attention sur les problèmes et trouver ses solutions. Cette conférence veut aborder cette tâche collectivement. »Des experts juridiques ont présenté divers avis juridiques sur les conditions de maternité, les effets du terrorisme sur les femmes, l'impact des cybermenaces sur les femmes, les conditions de violence contre les femmes, les conditions des centres de détention et les causes et effets de la violence domestique.Parmi les intervenants figuraient Susana Medina de Rizzo, présidente de l'Association internationale des femmes juges, Dominique Attias, vice-bâtonnière  du barreau de Paris, Elena Highton de Nolasco, juge suppléant de la Cour suprême d'Argentine, Mabel Bianco, directrice de la Fondation pour l'éducation et l'investissement des femmes en Argentine, Esther Susin Carrasco, juriste et conseillère internationale de la FIFCJ en Espagne, Rita Segato, écrivaine et anthropologue du Brésil, Maria Fernanda Rodriguez, responsable de la section juridique en Affaires humanitaires du ministère de la Justice d'Argentine, Maria Fernanda Lopez Puleio, chef de la section spéciale pour la défense générale et l'exécution de la défense judiciaire stratégique d’Argentine, Maria Fabiana Tunez, présidente de la commission des Femmes du Parlement argentin, ainsi que des juristes du Brésil, du Pérou, du Guatemala, d’Italie, d’Espagne, de France et du Mozambique.Susana Medina de Rizzo, présidente de l'Association internationale des femmes juges, a déclaré : «Il est temps que, en tant que juges, de s’unir pour aider les femmes et les filles du monde entier. Quand nous serons unies, nous, les femmes, réussirons à sauvegarder les droits fondamentaux des femmes. »Elena Highton de Nolasco, juge suppléant de la Cour suprême d'Argentine, a remarqué que « le corps des femmes est considéré comme un objet et tout ce que l’on en retient est sa beauté. Cependant, les femmes sont beaucoup plus que cela et cette violence contre les femmes doit cesser. Malheureusement, la parole des femmes n'est pas importante même quand au tribunal. Elle est moins écoutée que celle des hommes. Cela doit changer.Les oratrices ont convenu que l'unité des femmes est nécessaire pour détruire la violence contre les femmes et les différences qui leur sont imposées.Hillary Clinton, Maryam Radjavi présidente élue de la Résistance iranienne, Bandana Rana, lauréate du prix CSW de l'ONU pour 2016 et Ingrid Betancourt, ont envoyé des messages de solidarité à la conférence.Maryam Radjavi a salué les sponsors de la conférence et rappelé que le régime iranien a créé de nombreux obstacles à la participation des femmes sur le marché du travail et institutionnalisé la violence contre les femmes dans les lois et la Constitution. « La misogynie systématique et la persistance de la domination masculine sur la société sont les mécanismes par lesquels le régime iranien exerce un contrôle sur la société et exerce son emprise sur le pouvoir, mais les Iraniennes n'ont pas cédé et ont joué un rôle clé dans la résistance contre le régime. Le mouvement de résistance a promu la notion d'égalité dans toute la société. Nous prônons la participation égale des femmes au leadership dans l'Iran libre de demain. »Au cours de la conférence, Elaheh Arjmandi, Elham Zanjani et Melika Ziaei de la commission des femmes du CNRI ont briefé les participantes sur la répression institutionnalisée des femmes en Iran.Mme Arjmandi a présenté à la conférence le mouvement de recherche de la justice de la Résistance iranienne en faveur des 30 000 prisonniers politiques massacrés en 1988 en Iran, en particulier la torture et la pendaison de milliers de femmes. Elle a appelé à la poursuite des auteurs de ce crime contre l'humanité, en particulier le ministre iranien de la Justice, qui était membre du comité de la mort cette année-là et personnellement impliqué dans le massacre. Cette intervention a suscité beaucoup d'intérêt de la part des juristes qui ont dit que la communauté internationale n'a pas réussi à poursuivre les auteurs, en particulier ceux qui occupent des postes clés de pouvoir, est une honte pour la justice internationale.La délégation du CNRI a également parlé des prisonnières politiques en Iran, en particulier de Maryam Akbari Monfared, parente de victimes du massacre de 1988 qui est devenu le symbole du Mouvement de recherche pour la justice en faveur des 30 000 exécutés. Les avocats et les juristes ont exprimé leur solidarité avec cette grande femme et se sont engagés à travailler à la restitution des droits de cette femme courageuse et d'autres femmes incarcérées dans les prisons médiévales du régime iranien.

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