Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Le jeudi 19 janvier 2017, l'emblématique bâtiment Plasco de 17 étages situé au cœur de la capitale iranienne s'est effondré en quelques secondes au cœur de Téhéran après un incendie qui n’a pas pu être éteint par l'équipement insuffisant des soldats du feu.

L'immeuble Plasco abritait un centre commercial, quelque 400 ateliers de vêtements et des entreprises qui employaient des milliers de personnes, dont de nombreuses femmes.En plus des pompiers, 30 autres victmes, dont deux femmes, ont été portées disparues. Rien n'a été dit, cependant, sur le nombre de femmes et d'hommes qui ont perdu leur emploi avec cette catastrophe de grande envergure. Il est incontestable que de multiples femmes et leurs familles ont été dévastées à la veille de la nouvelle année iranienne qui débute le 21 mars.Les autorités en Iran ont évité de donner les chiffres définitifs sur le nombre de victimes et tenté de couvrir l'ampleur des dégâts et de leurs conséquences.En raison de la faillite économique du pays, bon nombre des salariés qui travaillaient dans l'immeuble Plasco n'avaient pas reçu leur dernier salaire.

 

Désormais, les patrons ayant perdu leurs biens, ces salariés n'ont plus l'espoir de recevoir leurs rémunérations impayées. Ils sont laissés sans le moindre soutien avant le Nouvel An iranien. Ils sont extrêmement inquiets pour leur avenir.Un exemple parmi des centaines est le cas de la femme de Ghassem Shodja’i gardien du Plasco qui a été esevelis sous les décombres. Sa femme, sa sœur et d'autres parents ont attendu des jours dans une rue voisine pour obtenir des nouvelles de lui. Ghassem Shodja’i était le père d'un fils de 8 ans et d'une fille de 8 mois.Ghassem et quatre autres personnes étaient bloqués dans la salle des machines du bâtiment. Alors le bâtiment brûlait, l'un des cinq hommes a appelé la famille de Ghassem et leur a dit que le groupe était vivant.

 

Sa famille a informé les autorités, mais on leur a dit que la salle des machines avait été vérifiée et qu’il n’y avait personne. Personne n’a voulu les entendre.La famille de Ghassem vivait sur son salaire. Désormais, sa famille ne sait comment survivre.Le fait est que l'effondrement du Plasco est une tragédie humaine qui a fait des victimes bien au-delà des morts et des blessés. Des centaines de femmes et d'enfants se retrouvent démunis de tout avec la disparition de l’unique revenu familial. Et ces femmes ne jouissent d’aucune protection sociale ni d’assurance sous ce régime misogyne.

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