Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Le mercredi 24 janvier 2018, lors d’une visite au Conseil de l’Europe à Strasbourg, Maryam Rajavi a appelé les gouvernements européens à agir en faveur de la libération des personnes incarcérées lors des récents soulèvements populaires en Iran.

Lors d’une Conférence de presse à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, la cheffe de l’opposition iranienne a énuméré les exigences qu’avait son mouvement de résistance de l’Europe et de la communauté internationale en général, après les émeutes qui ont secoué les fondements du pouvoir en place  dans les deux premières semaines de 2018.

Avant cette conférence, la dirigeante iranienne avait participé à trois réunions à part dans un même jour, avec les groupes PPE , ALDE et EUL de la Commission européenne. Mme Rajavi, a souligné que la société iranienne est toujours au bord de l’explosion, rappelant que des dizaines de manifestants avaient été tués par les gardiens de la révolution et les forces de l’ordre, lors des insurrections du début 2018.

Elle a également indiqué que quelques 8000 personnes ont été arrêtés lors de ces évènements, dont certains ont été tuées sous la torture ; de nombreux jeunes manifestants sont également portés disparus. « Il s’agit des exemples irréfutables de crime contre l’humanité » a-t-elle remarqué. 

Elle a appelé l’Europe à mettre fin à son silence et inaction dans le dossier de l’Iran. « Le régime iranien doit saisir qu'il aura à payer un lourd tribut s’il ouvre le feu sur les manifestants et s’il continue de tuer les personnes interpellées sous la torture » a-t-elle préconisé.

 

Mettre fin à la répression des femmes et au port obligatoire du voile

La patronne de l’opposition iranienne Maryam Rajavi a également abordé la question de la répression des femmes et elle a appelé à mettre fin aux contraintes imposées aux femmes, notamment le port obligatoire du voile.

Maryam Radjavi a appelé le Conseil de l’Europe et ses membres à adopter des mesures contraignantes pour pousser le fascisme religieux en Iran à « libérer immédiatement les personnes arrêtées lors des révoltes, respecter la liberté d’expression et d’association, arrêter la répression des femmes et abolir la loi sur le voile obligatoire ». 

 « Trente-neuf ans d’effusion de sang et de crimes, de discriminations à l’égard des femmes, de répression et de censure suffisent ! » s’est-elle exclamée.

Mme Radjavi a également souligné que le régime iranien est entré dans la phase finale de son pouvoir. On ne reviendra plus à l’équilibre préalables aux récents émeutes, a-t-elle préconisé, avant d’ajouter que les émeutes se poursuivront jusqu’au renversement de l’actuel régime politique.

Elle a invité le Conseil de l’Europe, l’Union européenne et ses États membres ainsi que l’ONU de se ranger du côté du peuple d’Iran et non celui du régime fasciste religieux.

La patronne du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a également appelé le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme à constituer une délégation internationale pour enquêter sur la mort, les arrestations, les disparitions et les assassinats dans les prisons.

Elle a souligné que « les récents soulèvements en Iran ont montré que ce régime n’a aucune légitimité et il n’a aucun avenir », notant que tout investissement sur un tel régime est voué à l’échec. 

La cheffe de l’opposition a ajouté le commerce avec le régime iranien alimente sa machine à tuer et sa politique d’expansionnisme et de terrorisme au Moyen Orient, surtout que l’économie iranienne est sous monopole des gardiens de la révolution, sorte de gestapo du Guide suprême Ali Khamenei. Elle a appelé à mettre un terme à toutes les relations diplomatiques et économiques avec le régime iranien et à imposer des sanctions globales contre ce dernier, après des décennies de crimes contre l’humanité.

 

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