Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Le 24 janvier, les sbires du régime répressif des mollahs ont transféré Atena Daemi et Golrokh Ira’i, deux prisonnières politiques iraniennes, à la prison de Qarchak à Varamin, après les avoir brutalement battues.

Cet acte répressif intervient à la suite d’une nouvelle intrigue contre ces deux femmes, convoquées à la section 2-A, sous contrôle des pasdaran, pour de nouveaux interrogatoires. En réponse à leurs protestations et leurs refus d'être interrogées, et demandant un mandat de transfert, les pasdaran les ont sévèrement tabassées. La nuit, sur ordre de Haji Moradi, tortionnaire et procureur à la prison d'Evin, elles ont été transférées de force à la sinistre prison de Qarchak.

Atena, 29 ans, militante des droits de l'homme et activiste des droits de l'enfant, a été condamné à sept ans de prison par la justice des mollahs pour "propagande contre l’Etat », « rassemblements et collusion contre la sécurité nationale" et « insulte à Khamenei ». La militante des droits de humains Golrohk Ira’i a pour sa part été condamné à six ans de prison pour "insulte au sacré" et « insulte à Khamenei ».

La prison de Qarchek est connue pour être " la deuxième prison de Kahrizak ", célèbre pour ses conditions pénibles. Ce transfert contrevient au principe de la séparation des délits.

Les pressions exercées contre Atena Daemi et Golrokh Ira’i sont une réaction revancharde du régime pour leur soutien au soulèvement populaire récent. Il cherche ainsi à intimider les Iraniennes, en particulier les étudiantes, qui ont joué un rôle remarquable dans les manifestations qui ont ébranlées le régime du Guide suprême.

La Commission des femmes du CNRI exprime son indignation face aux brutalités qui visent les prisonnières politiques et appelle les autorités internationales, en particulier le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l'homme, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran, le Groupe de travail sur les arrestations arbitraires, le Rapporteur spécial sur la torture, ainsi que les défenseurs des droits des femmes, à intervenir d’urgence pour la libération de ces deux militantes courageuses.

Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne

 Le 26 janvier 2018

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