Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Nom : Radjavi
Prénom : Maryam
Date de naissance : 4 décembre 1953
Lieu de naissance : Téhéran, Iran
État civil : Mariée
Epoux : Massoud Radjavi
Année de mariage : 1985
Enfants : un fils, Mostafa, et une fille, Achraf
Etudes : Ingénieur en métallurgie de l'université de technologie Charif à Téhéran
Fonction actuelle : Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)

Fonctions et mandats politiques :
- Responsable au sein du mouvement étudiant contre le chah de 1973 à 1978
- Responsable au sein de la branche sociale de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran de 1979-1981
- Candidate aux élections législatives en 1980
- Codirigeante de l'OMPI de 1985-1989
- Secrétaire générale de l'OMPI de 1989-1993
- Présidente élue du CNRI (août 1993)

La présidente élue
Dans ses nouvelles fonctions en tant que présidente-élue du Conseil national de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, constitue un formidable défi politique, social, culturel et idéologique aux mollahs au pouvoir.

Sous sa direction, les femmes occupent les fonctions les plus élevées dans les rangs de la Résistance. Les femmes représentent plus de la moitié des membres du CNRI. Elles assument des responsabilités diverses dans les affaires politiques, les relations internationales, sociales et culturelles au sein de la résistance.

Maryam Radjavi a donné de nombreuses conférences sur l'islam modernes et démocratique par opposition à l'interprétation réactionnaire et intégriste de cette religion. À ses yeux, la distinction la plus importante entre ces deux conceptions diamétralement opposées porte sur la question des femmes.

« L’islam, les femmes et l’égalité » et « Les femmes, la force du changement », sont des recueils regroupant ses interventions dans diverses conférences.

Livre : les femmes contre l’intégrisme
En mars 2013, dans une conférence pour la Journée internationale des femmes, elle a présenté son dernier ouvrage intitulé « Les femmes contre l’intégrisme », paru en français aux éditions JC Gawsewitch. Ce livre renferme l’expérience des femmes de la résistance iranienne dans la lutte contre l’intégrisme religieux.

Contre l’intégrisme
En 1995, sur l’invitation de partis politiques norvégiens, Maryam Radjavi s’est rendue à Oslo où dans un discours à l’Hôtel de Ville, elle a mis en garde contre le danger la dictature religieuse et la pieuvre de l’intégrisme islamique, dont le cœur bat à Téhéran. «L’intégrisme est désormais la principale menace à la paix dans la région et dans le monde », a-t-elle lancé. «Les mollahs au pouvoir en Iran exploitent les croyances religieuses de plus d'un milliard de musulmans dans le monde, pour étendre leur domination et à exporter des crises et des tensions ».

Dans son discours du 21 juin 1996 dans une conférence intitulée « Les femmes, la voix des opprimées » à Earl’s Court à Londres, elle explique : « La question des femmes et de l’égalité est liée à la lutte contre l’intégrisme. Car les femmes non seulement sont à l’avant-garde du mouvement de l’égalité, mais elles sont aussi la force principale du développement de la paix et de la justice sociale (...)

« Je pense que l’humanité ne pourra se débarrasser du phénomène néfaste de l’intégrisme, que lorsque les femmes joueront leur rôle d’avant-garde dans cette campagne mondiale. En utilisant toutes les formes de luttes démocratiques, elles fermeront la voie à tous les compromis et toutes les complaisances avec les mollahs misogynes et inhumains. »

Depuis 2003, les événements régionaux (en particulier l'invasion américaine de l'Irak) ont ouvert la voie aux mollahs pour intensifier leur politique agressive et l'exportation de l'intégrisme et du terrorisme.

En rendant leur régime monolithique et en intensifiant la répression contre la société iranienne, ils ont accéléré leur course aux armes atomiques et à la domination de l’Irak. Ce qui a créé une nouvelle situation dans la région et dans le monde, et placé de lourdes responsabilités sur les épaules de la résistance iranienne et de sa présidente élue.

Durant cette période, Maryam Radjavi a lancé une campagne intense contre les intégristes au pouvoir en Iran, pour promouvoir la cause de la démocratie en Iran.

En octobre 2003, elle a appelé à un référendum sous l'égide des Nations unies pour changer de régime en Iran. Mais, le régime iranien a répondu par davantage de tueries et l’occident a malheureusement ignoré son appel.

La troisième voie
En décembre 2004, dans un discours au Parlement européen, Maryam Radjavi a proposé une troisième voie et une perspective claire pour résoudre la crise iranienne, une crise qui préoccupe profondément la communauté internationale.

«En réponse à la crise en Iran, on parle en général de deux options : l’une étant un compromis avec le régime des mollahs dans le but de les contenir ou de voir un changement progressif. C’est la politique suivie par les pays occidentaux depuis vingt ans. Une autre option, c’est le renversement des mollahs par une guerre étrangère, sur le modèle de ce qui s’est fait en Irak et que personne ne veut voir se reproduire. Mais moi aujourd’hui, je suis venue vous dire qu’il existe une troisième voie : un changement par le peuple iranien et sa résistance.
Si les obstacles posés par l’étranger sont retirés, le peuple iranien et sa résistance sont prêts et capables d’opérer ce changement et c’est la seule voie pour empêcher une guerre étrangère. Faire des concessions aux mollahs, n’est pas une alternative à une guerre étrangère et cela ne les détournera pas de leurs desseins funestes. »

Leadership des femmes
Maryam Radjavi croit que les femmes sont une force déterminante dans la lutte pour instaurer la démocratie en Iran. Elle tire cette conviction de la nature même de ce combat : Le fascisme religieux s’appuie sur la répression dont le cœur est la misogynie. La force capable de les vaincre est une force qui ne soit pas atteinte par la misogynie, à savoir les femmes, ainsi que les hommes qui dans la pratique croient dans l’égalité des sexes. (Discours du 8 mars 2005, pour la journée internationale des femmes)

La participation active des femmes à la direction et la solution des femmes, transforment aussi les hommes en force du changement. Sous la direction de Maryam Radjavi, les femmes jouent un rôle important dans la résistance. 52% des membres du parlement de la résistance sont des femmes et elles occupent les plus hautes responsabilités politiques, internationales et organisationnelles dans les divers organes de la résistance.

L’Iran de demain
En juin 2004, lors d'un rassemblement de 20.000 Iraniens près de Paris, Maryam Radjavi a déclaré que la Résistance iranienne prônerait l’abolition de la peine de mort dans l’Iran libéré.

En avril 2006, elle a annoncé les points de vue de la Résistance iranienne pour l'avenir de l'Iran dans un plan en dix points lors d'une allocution prononcée devant les groupes libéraux et socialistes au Conseil de l’Europe. Il s’agit de:
- le vote du peuple comme le seul critère de légitimité,
- l'accent sur un système pluraliste,
- le respect de toutes les libertés individuelles,
- l’abolition de la peine de mort,
- la séparation de la religion et de l'État,
- la pleine égalité entre les femmes et les hommes,
- la participation égale des femmes à la direction politique,
- un système judiciaire moderne fondé sur le principe de la présomption d’innocence,
- le droit à la défense et à un procès équitable,
- le respect de la libre entreprise,
- l'instauration de relations avec tous les pays du monde,
- l'engagement pour un Iran non nucléaire.

Ces positions sont toutes destinées à servir l’instauration d'une démocratie véritable et durable en Iran, pour laquelle Maryam Radjavi a consacré toute sa vie. «Cette Résistance ne veut rien d'autre que des élections libres pour le peuple. Notre but n'est pas d'obtenir le pouvoir à tout prix. Notre objectif est de garantir la liberté et la démocratie à n’importe quel prix, même au sacrifice de notre propre existence », assure-t-elle.

Solidarité internationale en soutien à la Résistance
Pour les Iraniens aujourd’hui, Maryam Radjavi est l’avant-garde de la lutte pour un changement démocratique en Iran. Ces dernières années, elle a mis sur pied un front international composé de personnalités politiques et sociales majeures, d’anciens responsables et commandants de premier plan, des Etats-Unis, du Canada, du Parlement européen, des pays d’Europe et d’Australie. Ce front international soutient la Résistance iranienne et sa branche organisée à Achraf et Liberty et lui accorde une reconnaissance officielle. C’est un grand acquis pour la cause d’un changement de régime en vue d’instaurer la liberté et la démocratie en Iran.

Le grand rassemblement iranien de juin 2012 à Villepinte, en présence de Maryam Radjavi, a été l’occasion de rendre publique une déclaration signée par 4000 parlementaires de 40 pays en soutien à la Résistance iranienne, en particulier aux habitants d’Achraf. Les parlementaires, au nombre desquels figuraient la majorité du Parlement européen, la majorité de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et des majorités de membres de 28 parlements, demandaient la protection des habitants d’Achraf et de liberty et appelaient la communauté internationale à reconnaitre officiellement le CNRI.

Maryam Radjavi a également mené une formidable campagne internationale pour retirer l’Ompi des listes terroristes aux Etats-Unis et en Europe, et pour dénoncer les marchandages en coulisses pour satisfaire le régime des mollahs. Elle a abouti à la sortie de l’Ompi de la liste noire de l’Union européenne en 2009, à un non-lieu concernant l’accusation de terrorisme dans le dossier du 17 juin 2003, et à l’annulation de l’étiquette du terrorisme au Etats-Unis en septembre 2012.

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