Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Tombées pour la liberté

Son nom est devenu symbole de pugnacité pour la résistance iranienne

 

Le 8 février restera gravé dans les pages de l’Histoire de l’Iran comme l’un des tournants décisifs du combat de ce peuple pour recouvrir la liberté.

Ce jour-ci, en 1982, les gardiens de la révolution ont donné l’assaut au siège principal des Moudjahidine du peuple. Des milliers de miliciens du pouvoir se sont attaqués à une vingtaine de résistants.

Khomeiny s’imaginait qu’en se débarrassant des chefs des Moudjahidine, il décevrait à vie les partisans du mouvement et parviendrait à briser leur résistance, que ce soit dans les prisons ou à l’extérieur.

Ce fut sans compter avec la bravoure et la détermination qu’allaient faire preuve les résistants dans ce combat complètement inégal. Ils se sont battus jusqu’au dernier souffle, créant un moment d’héroïsme qui restera à jamais une source d’inspiration pour le mouvement de résistance.

Les femmes qui se trouvaient dans les rangs des résistants ce jour-là ont révélé la place inégalable de la Femme dans ce combat contre l’intégrisme. Une place qui s’est authentifié par la suite jusqu’à nos jours où les femmes jouent un rôle prépondérant dans la direction des Moudjahidine du peuple iranien. 

Achraf Radjavi est la figure de proue de ces femmes du 8 février.

Née en 1951 à Zanjan (nord-ouest), Master de physique de l’Université de Téhéran, elle n’a jamais pu admettre la précarité qui sévie dans un pays qui repose sur le pétrole.

Fille d’une famille politique célèbre en Iran pour avoir perdu quatre de ses fils dans la lutte contre le Chah, Azar est née en 1960 à Téhéran. L’ambiance de la famille lui vaut d’être impliquée dans la politique dès son plus jeune âge.

Née en 1958 à Téhéran, Mahchid est sensibilisée à l’oppression du Chah dès son plus jeune âge. En 1978, elle est en première année de « sciences et laboratoire » à l’Université et elle participe activement à toutes les manifestations contre le pouvoir en place.

Mahnaz Kalantari faisait partie des résistantes qui sont tombées sur le champs d’honneurs lors de l’assaut des gardiens de la révolution au siège principal des Moudjahidine à Téhéran, le 8 février 1982.

Soraya est née en 1959 à Ispahan où elle a obtenu son BAC.

Après la révolution antimonarchiste, elle rejoint les rangs des Moudjahidine dans sa ville natale, avant de s’installer à Téhéran, où elle poursuivra ses activités avec l’Association des mères qui soutenait les Moudjahidine.

Née en 1955 à Téhéran, Fatima a perdu son père alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente. Sa famille a connu de graves problèmes économiques après cet évènement.

Tahmina est née en 1955, à Gorgan, dans le nord de l’Iran, avant de poursuivre ses études de chimie à l’Université Ferdowsi de Machhad (nord-est). Elle a rejoint les Moudjahidine dans cette université en 1973 où elle commença ses activités contre la monarchie.

Nahid est née en 1952 dans la ville de Qouchan, au nord-est de l’Iran, où elle finit le lycée, avant de se rendre à Machhad, le chef-lieu de la province, pour ses études universitaires.

Jila n’avait que 17 ans et n’avait pas encore terminé le lycée, ce qui ne l’empêchait pas d’être éprise de liberté pour son pays et c’est dans cette perspective qu’elle avait rejoint les rangs des Moudjahidine.

Aussitôt après l’assaut contre le siège principal des Moudjahidine à Téhéran et la tuerie du 8 février 1982, les gardiens de la révolution ont organisé un show macabre dans la prison d’Évine, en exposant les dépouilles des résistants tués pour les faire voir aux détenus.