Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Symbole du courage

Date de naissance: 1952

Lieu de naissance: Téhéran

Etudes : Licence de physique

Date de martyre: 1 novembre 1988

Martyre: pendue à une grue devant d'autres prisonniers

 

Razieh est née dans une famille religieuse en Iran. Son père était mollah, mais elle s’est révoltée contre toutes les traditions qui confinaient les femmes au foyer. Elle a brisé les chaines qui plongent les femmes dans l’incrédulité.

 

Razieh était une alpiniste chevronnée. C’est dans le cadre de ses études, qu’elle apprend à connaitre les souffrances de la population. Dès 1976, elle commence à avoir une influence politique et sociale sur son entourage. En raison de son activisme politique, elle entre dans la clandestinité pendant trois ans.

 

Quand les mollahs s’emparent du pouvoir après le renversement du chah, Razieh s’engagent dans la lutte contre le fascisme religieux. Elle connait bien les mollahs et figure parmi les pionniers du combat contre l’intégrisme islamiste.

 

En 1981, elle est arrêtée alors qu’elle est enceinte. Elle accouche en prison, mais en raison des conditions horribles de détention et de la malnutrition, son bébé meurt après sa naissance. Elle perd également son mari Mehdi Hachemzadeh Sabet, exécuté par le régime.

En dépit de ces pertes, Razieh garde un moral élevé et sa bonne humeur. Elle fait du sport avec d'autres détenues, des travaux manuels et envoie des nouvelles de la journée de cellule en cellule. Pendant la nuit, des gardiens de prison laissent les lumières allumées pour empêcher les prisonnières de dormir. Razieh bricole un cache à l'aide des journaux, de ficelle et de nylon pour recouvrir la lampe. Chaque soir, après le contrôle de la cellule par les gardiens, elle recouvre l'ampoule et chaque matin, elle enlève le cache avant leur venue. A cette époque, elle apprend également l’exécution de ses deux frères (Morteza et Ahmad), ainsi que de son beau-frère, Ibrahim Hachemzadeh Sabet. Rien pourtant ne réussit à briser sa détermination à lutter contre le régime des mollahs. Razieh avait pour habitude de raconter des souvenirs drôles et faisait rire tout le monde. L'une de ses codétenues rapporte : « Nous riions si fort qu’on nous entendait dans toute la prison. Alors Razieh nous disait: Vous ne devriez pas rire si fort. S'ils découvrent que nous sommes heureuses, ils vont nous séparer.  Et je me demandais toujours comment une femme aussi pleine de vie pouvait supporter les conditions déplorables de la prison. » Au bout de sept ans d'emprisonnement, lors du massacre de 1988, Razieh est pendue à une grue devant d'autres prisonniers alors qu'elle est en grève de la faim. Razieh est un symbole de rébellion contre les traditions arriérées misogynes. Elle est devenue un exemple brillant pour les femmes qui veulent continuer sur sa voie. Une héroïne souriante prête à payer à tout moment le prix fort pour sa cause.

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