Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Exemple de la fermeté à tout prix

 

Date de naissance: 1960

Lieu de naissance: Téhéran

Etudes : Sciences naturelles

Date d’exécution : Juillet 1988

Forme d’exécution : Pendaison

 

Maryam Mohammadi Bahmanabadi Memar a été arrêtée en octobre 1981, emprisonnée et brutalement torturée en Iran.

En 1983, Maryam a été incarcérée dans une cage de l'unité n°1 de la maison d’arrêt de Qezel-Hessar à Karadj (banlieue de Téhéran) sur les ordres de Haj Davoud Rahmani, le chef de la prison.

Les cages, petites et étroites, avaient été conçues pour briser la résistance des détenues. Elles devaient s’y asseoir les yeux bandés face au mur pendant de longues heures sans bouger. Les gardiens se tenaient derrière, prêts à fouetter la prisonnière au moindre mouvement non autorisé. Par exemple, si la cuillère heurtait la gamelle lorsqu’elle mangeait, elle recevait une pluie de coups de poings et de fouet.

Après la fin de sa longue période de cage, Maryam souffrait d'arthrite et de graves douleurs au dos. Tous ses os, y compris ses doigts et orteils, la colonne vertébrale et les disques étaient devenus si douloureux qu'elle était incapable de marcher sur une longue distance et devait s'asseoir après une courte promenade.

Sur son séjour dans la cage, Maryam avait l'habitude de dire: « Chaque jour, quand je me réveillais, je me disait que si je ne supportais pas les difficultés et la chaleur de la cage, il me faudrait collaborer avec ce sale régime. Et après comment me serait-il possible de supporter l'enfer de ma conscience. Et puis, ils mettraient quelqu'un d'autre à ma place. »

Les codétenues de Maryam se souviennent de son moral élevé et de ses éclats de rires. Une codétenue a raconté : « Je ne la connaissais pas quand elle est arrivée de la cage. Mais en peu de temps, elle est devenue très aimée par les prisonnières comme si nous la connaissions depuis des années. Elle était toujours présente, partout. Elle avait le pouvoir de résoudre tous les problèmes. Elle était toujours volontaire pour travailler dur. »

En 1984, après son départ du quartier des cages, elle a été transférée à la prison d’Evine pour plus des châtiments dégradants et de la torture. Les stigmates des sévices étaient visibles sur son dos et sa taille. Elle a été détenue au secret pendant deux mois, puis ils ont été obligés de lui accorder une visite devant l’insistance tenace de sa mère. Alors ils l’ont amenée sur un fauteuil roulant pour voir sa mère au parloir. Elle lui a dit qu’on lui avait fait des transfusions de sérum en raison de sa mauvaise santé après des tortures sévères. Ce fut sa dernière visite.

Maryam était une prisonnière résistante qui a été exécutée pendant le massacre des prisonniers politiques de l’été 1988 en Iran. Auparavant, les gardiens de prison ont pendu son frère sous ses yeux.

La fermeté et le refus de céder aux pressions ont fait de Maryam un phare éclairant la route des femmes iraniennes dans leur lutte pour la liberté.

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