Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Date de naissance : le 8 septembre 1958

Lieu de naissance : Téhéran, Iran

Etudes : Licence de psychologie

Activisme politique : 35 ans

 

 

Guiti Givetchian est née dans une famille aisée de Téhéran. Guiti a suivi brillamment ses études  secondaires dans la capitale iranienne et se faisait remarquer pour sa gentillesse, sa joie de vivre, son intelligence et sa bravoure.

Elle a ensuite passé des concours d’entrée à l’université, et a été reçue dans cinq d’entre elles. Elle a choisi la faculté de Téhéran où elle a obtenu sa licence en psychologie.

Guiti avait la passion des études et la soif du savoir. Elle était très sociable, pratiquait de nombreux sports et adorait la randonnée. Elle avait beaucoup d’amis.

Guiti vivait simplement malgré les revenus élevés de sa famille. Elle avait de l’empathie pour tous les gens qui l’entouraient et se sentait concernée par les problèmes sociaux. Du coup on la retrouvait souvent dans les rassemblements et les manifestations contre les injustices et c’est à ce moment qu’elle a appris à connaitre l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), un mouvement d’opposition démocratique au chah, puis aux mollahs.

Guiti s’est lancée dans la vie politique et le combat pour la liberté au sein de l’OMPI peu après la révolution de 1979. Elle dénonçait activement la nature intégriste de la nouvelle dictature.  Malgré les attaques des matraqueurs et des agents du régime  n’ont jamais pu faire abandonner à Guiti son choix.

Après l’immense manifestation pacifique du  20 juin 1981, et le déclenchement de la répression sans merci, Guiti comme des milliers d’autres Iraniens partisans de la liberté, a dû entrer en clandestinité, recherchée par les forces du régime. A cette époque, elle a perdu de très nombreux amis, toutes et tous exécutés. Elle a quitté l’Iran en 1982 pour rejoindre les rangs de la résistance à l’étranger.

Guiti était connue pour son sérieux et sa force de travail. Elle acceptait de lourdes responsabilités, surmontait les obstacles et allait jusqu’au bout pour résoudre les problèmes.   Elle a été une des premières femmes à rejoindre l’Armée de libération nationale iranienne, formée en 1987, et s’est engagée dans les unités militaires.

Guiti faisait partie de ces femmes dont la détermination, la compétence et la confiance en soi réduisait en pièces les stéréotypes de la faible femme.

Durant les quatorze années de persévérance de l’OMPI  dans les camps d’Achraf et Liberty sous un blocus inhumain, des attaques meurtrières et la torture blanche, Guiti a fait la preuve de compétence dans les situations difficiles avec dévouement. Elle occupait un poste très sensible à la direction de l’OMPI.   

Guiti a été assassinée d’une balle à bout portant le 1 septembre 2013, quand les forces spéciales  du premier ministre irakien Maliki ont lancé un raid sur Achraf, sur ordre du régime iranien, dans le but de massacrer la centaine d’habitants sans armes et sans défense du camp. Cependant, grâce à son courage et son sang-froid, elle a su sauver la vie de la moitié des habitants avant d’être tuée. 

Guiti a donné sa vie en héroïne, devenant un modèle pour de nombreuses femmes de la résistance qui continuent sa voie vers l’émancipation et la liberté.

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