Commission des Femmes

Nous pensons que les femmes sont la force du changement. Nous croyons dans l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social et économique. Nous sommes la voix des femmes de l’Iran.
Nous menons de très nombreuses activités avec les femmes à travers le monde et maintenons un contact permanent avec les femmes à l’intérieur de l’Iran. Nous sommes engagées dans le combat contre les violations des droits des femmes en Iran.

Aussitôt après l’assaut contre le siège principal des Moudjahidine à Téhéran et la tuerie du 8 février 1982, les gardiens de la révolution ont organisé un show macabre dans la prison d’Évine, en exposant les dépouilles des résistants tués pour les faire voir aux détenus.

La théocratie s’imaginait que cette mise-en-scène ferait craquer du moins les plus jeunes prisonniers politiques et mettrait fin à leur résistance dans les prisons. C’était mal connaître ces jeunes opposants qui déjouèrent les intentions de leurs geôliers en rendant un vibrant hommage aux résistants tués et en bouleversant le show par des slogans contre le pouvoir.  Soghra Bozorghanfard était l’une de ces détenues.

Née le 8 octobre 1963 dans une famille de classe moyenne à Téhéran, elle n’avait que 14 ans lors de la révolution antimonarchiste de 1978. Elle participe tout de même aux manifestations en compagnie de sa sœur et de ses frères aînés.

Elle suivait ses études en économie au lycée quand l’un de ses frères aînés est arrêté pour ses sympathies envers les Moudjahidine. Craignant voir arriver son tour, elle laisse donc tomber les études pour vivre en clandestinité. Elle a été toutefois arrêtée en décembre 1981 en compagnie de sa mère (Arasteh Qolivand) et incarcérée dans le quartier 209 de la sinistre prison d’Évine.

Soghra faisait partie des dizaines de prisonniers qui ont déjoué le show des gardiens de la révolution, le 8 février 1982, à la prison d’Évine, en scandant des slogans en faveur des Moudjahidine. Elle fut fusillée le lendemain avec d’autres de ses compagnons, qui au lieu de se décevoir, ont déçu la théocratie en place.

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